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Bloguer et période de lune de miel. C'est fini!

La lune de miel entre moi et mon blogue est terminé au bout de deux mois. Maintenant place aux doutes et aux interrogations. Ce blogue était mon univers et aujourd'hui, je dois me poser les bonnes questions pour avancer dans ce milieu où la concurrence est sévère, ce qui est parfois difficile pour trouver sa place.

"Quand ton quotidien tourne autour de ta passion et qu'il t'en coûte pour te remettre à écrire"

Tout d'abord, j'ai été emballée, voir même plutôt excitée quand j'ai eu l'idée de créer ce blogue. J'avais tant à découvrir de ce milieu, et d'en comprendre tout les principes. Puis surtout de savoir si mes articles pourraient trouver son public. J'avoue qu'au début, c'est le sentiment d'excitation qui a pris toute la place au lieu de celui de la réflexion. J'ai crée ce blogue sans réfléchir aux impacts que cela pourraient avoir dans mon quotidien. J'aurais dû me poser avec du discernement et prendre le recul nécessaire. Ce que je n'ai évidemment pas fait. J'ai tout simplement foncé. C'est tout moi, cela fait partie de mon A.D.N. Je fonce et après, je réfléchis.

 "Oui, mais après ? J'ai le droit de réfléchir même si j'ai inversé les étapes. Qu'est-ce que je fais ? Maintenant, que mon blogue a attiré deux mille lecteurs en deux mois, vers quelle direction dois- je aller ?"

Il y a certaines questions qui parasitent, mon côté créatif. J'essaye de me créer un planning afin de trouver des idées pour alimenter mon blogue pour retourner dans le métro. À partir du moment où j'ai commencé à faire cela, j'ai tué mon inspiration ce qui était mon unique moteur pour écrire. Et puis en même temps, je suis partagé, puisque le verbe "organiser" est l'essence même du blogging. Vous êtes maintenant, deux mille à faire parti de mon aventure et je dois vous inclure dans ma façon de bloguer. C'est le principe même du respect entre l'auteur et ses lecteurs. Aujourd'hui, quand je vais dans le métro, il me manque la magie de mes débuts, avec ce fil conducteur qui était important pour moi, celui du hasard. Maintenant, quand je rentre dans le métro avec une idée précise, celui de trouver coûte que coûte un sujet, j'en ressors  complétement bredouille. Le fait de rechercher un profil particulier, me paralyse au lieu de m'aider ce qui devient une torture, qui ne me donne plus l'envie de recommencer.  Je suis devenu, une bipolaire du blogging, avec ces "oui, mais "et ces" nons, je dois". Tout un changement de personnalité.

"Dois-je m'habituer à vivre avec cette bipolarité pour continuer à alimenter ce blogue ?"

 Je pense que oui, avoir des doutes est un cheminement naturel, ce qui est un sentiment tout nouveau pour moi. Abandonner n'a jamais été une option, par contre se poser pour mieux revenir est la meilleure des solutions pour que je puisse fonctionner en tant que blogueuse. Avoir créé en parallèle un menu "Lifestyle & Humeur" comme alternative, est une façon personnelle de vider mon esprit de ses doutes. Si je ne vide pas mon trop-plein autour de mon travail, cela risque d'entacher ma motivation, qui reste présente, car l'envie de continuer est là malgré tout. La motivation n'est pas le seul moteur, ce n'est pas mon seul carburant.

 "Est-ce que sans motivation peut-on continuer à être déterminé ? "

Il faut les dissocier, personnellement, c'est le fait de partager de mon univers qui fait que je m'accroche à la blogosphère. 

Maintenant cette question, quel avenir à ce blogue ? 

Mon travail me manque, j'ai envie de retrouver ma place dans la carrière que j'ai mise quinze ans à bâtir, la concurrence dans mon milieu professionnel est rude. Je ne peux pas mettre ma carrière entre parenthèses parce que j'ai cru qu'écrire pourrait complètement me combler. J'ai besoin des deux, travailler et bloguer. L'un permet de payer les factures, tout en m'épanouissant dans la vie, alors que l'autre ne permet pas de vivre puisque ma plume n'est pas suffisamment performante pour que des partenaires commerciales me fassent suffisamment confiance. Marchander mon blogue sera difficile pour moi, ce n'est pas dans mes valeurs. Oui, j'ai un partenariat avec Capitola, et je me sens mal d'avoir succombé à cette idée. 

Du coup écrire, est devenu compliqué, et il est important que je retrouve le plaisir de le faire et non la contrainte de le faire si je veux que cela fonctionne. D'être aussi réaliste sur l'avenir de ce blogue, il reste une passion, comme une autre, mais il ne sera jamais une source de revenus. Ce blogue doit rester un contenu qui me permet de m'épanouir en tant que blogueuse et tant mieux s'il vous attire, j'en suis la première heureuse de vous avoir dans ma vie. Mais ce n'est pas sans conséquences que j'avance dans cette magnifique expérience. Mon ambition est modeste, je n'ai pas ce leadership pour attirer, les foules et de vous partager des conseils, des coups de Coeur ;  Je n'ai juste que la seule prétention de vous partager mon univers, celui de faire des portraits de gens unique qui se déplacent dans le métro de Montréal. Et puis j'ai peur de me perdre, dans tout cela. Je ne me reconnais plus.

"Comment ai-je pu me laisser submerger, par les mots, succès et performance ?"

Je n'ai pas besoin de briller, cela ne m'est d'aucune utilité pour avancer dans ma vie. Je souhaite revenir à l'essentiel, celui d'avoir mon lectorat. Le partage, et rien d'autre ne devrait me laisser distraire. Je dois trouver mes vraies valeurs, si je veux que ce contenu continue à avancer. Ma plume, devrait en sortir meilleure.

Quelle est la recette miracle pour ne pas perdre sa motivation ?

Prendre du recul est essentiel. Écrire doit être un plaisir et non une source de stress, comme cela l'est pour moi en ce moment. Je sens que mon niveau est insuffisant. Je révise mes règles de grammaire tout en écrivant. On dit que c'est être pro-active et je n'ai pas vu les conséquences de le faire. Bien, au lieu d'écrire un article en une heure, il me faut huit heures. Cette façon, de fonctionner me fait du tort, et assassine mon style. Plus on passe du temps à écrire et plus on s'en va vers le mauvais chemin, celui de recommencer, hachurer, barrer, effacer, perdre le fil de ces idées, et donc aussi de perdre une journée qui s'est soldé par une perte d'estime. En l'occurrence, sa perte de confiance en soi et puis se blâmer sur sa capacité à maîtriser la langue française. Bref, un coup dans votre ego, comme celui de se sentir comme une imbécile qui a de la difficulté.

Mon mécanisme d'écriture est une vraie torture, ce qui vient à me dire qu'aimer mon blogue comme je l'aime, me fais souffrir, je passe tellement de temps à vouloir m'améliorer, que j'en perds mon objectif. Je fais des focus sur des détails que j'en perds mon inspiration. Et pourtant, je ne peux pas concevoir de m'arrêter d'écrire.

"Mais suis-je obligé de passer par là ?

Dois-je me faire souffrance. Pourquoi, c'est si simple pour d'autres et pourquoi chez moi s'est compliqué ? "

Si écrire est un exercice tout simplement, je pense que je dois persister, il n'y a qu'avec de la pratique que je vais m'améliorer. Il faut que la patience me guide et non l'inverse, c'est-à-dire que la patience sera une allié et non une source à vouloir persévérer. Quand nous n'avons pas cette qualité et que tout doit aller vite parce que malheureusement, mon ancienne carrière me manque. En gros, c'est maintenant ou jamais. 

 

Est-ce que mon blogue a un avenir prometteur ou bien, il doit rester un simple contenu pour le plaisir ?

Je crois qu'il peut être les deux, il faut que j'arrive à allier les deux et non les dissocier. Comme si l'un empêche l'autre. Le problème, c'est moi, un petit rien peut me fait perdre de la confiance en moi et une réflexion peut toucher mon ego. Je dois prendre sur moi et me faire violence. Il faut que je saches ce que je veux. J'y suis, donc j'y reste. Un momentum continue d'allumer ma détermination comme de "quitter n'est pas une option" me suffit pour me remettre sur le bon chemin, celui de continuer à faire ce que je fais. Bloguer tout simplement sans chercher à étouffer ma voix intérieure qui me dit de ne pas lâcher. 

Sur ce, après avoir vidé mes doutes, l'appel du métro recommence à venir me chercher. L'exercice reste difficile, mais il reste le principe de mon blogue et c'est pour celui-ci que ce blogue existe, ce qui est ma principale source d'inspiration avec vous évidement, alors je n'ai plus qu'à vous laisser pour me revenir avec un autre portrait.

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