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On se retrouve tout bientôt....

 

 

Entreprenariat et la S.T.M

Square-Victoria, quatorze heures vingt.

 

On dit que les opportunités d'affaires sont comme les bus, il y a toujours un autre à venir. Je crois que cette citation colle parfaitement à la peau de mon portrait et son acolyte. Aujourd'hui, j'ai rencontré une figure que nous n'avons pas l'habitude d'aborder, celui d'un entrepreneur qui s'est associé à la S.T.M soit la Société de transport de Montréal.

 

Leçon numéro un avec la règle des 3 "P" dans le domaine de la création d'entreprise se résume en trois mots. Patience, Persévérance et Plaisir. Je me retrouve donc à la boutique éphémère, dans un but d'approcher des travailleurs de la S.T.M pour alimenter mon futur article. J'ai eu une surprise en pensant approcher un employé, j'ai rencontré un entrepreneur. Une belle rencontre m'attendait grâce à laquelle j'ai pu comprendre le poids du leadership et la passion des gens d'affaires qui ont bâti leur compagnie grâce  de ces deux mots. Tout part d'un projet!

 

Pour résumer, cette boutique éphémère a commencé à partir d'une simple idée. Vendre des produits fabriqués à Montréal à l'effigie de notre cher métro qui fait la fierté des habitants de cette ville. La S.T.M a été emballée par cette super initiative et donc à regrouper plusieurs fournisseurs comme Lilipop, une compagnie créatrice de boucle d'oreille et d'épinglette ainsi que Monster Stuff un fabriquant de coque de cellulaire en autres fournisseurs" Made et Only Montréalais".

 

Mon Portrait s'appelle Cayla. Une jeune étudiante, enjouée, dynamique  qui est très fière de faire partir de l'aventure de la boutique éphémère qui est située dans cette station de métro, du deux au vingt-neuf Avril 2018. Cette future agente immobilière est une vendeuse qui est disponible pour ces clients curieux et nostalgiques. "Les gens sont très attachés à cette compagnie qui fait partie de l'histoire de la ville de Montréal. On reçoit un tel accueil, et c'est géniale d'être ici" s'exprime t'elle dans un franglais adorable. Elle a vingt-quatre ans et elle me parle de ses journées. Il y a des clients qui l'ont marqué et qui viennent aussi  pour faire des dons de plusieurs objets publicitaires d'antan de la S.T.M qu'ils avaient conservé. Elle les garde précieusement et elle n'hésite pas non plus à les montrer aux férus d'histoire. 

 

Et puis il y a Andrès, trente et un ans, le fameux chef d'entreprise de Monster Stuff cité plus haut dans mon article, qui a été surpris et ouvert à ce que j'écris ce billet. Pendant un mois, il a accepté de tenir ce stand, parce qu' il était emballé par cette aventure. "Qui ne le serait pas"me dit il "Tu sais, la S.T.M est super professionnelle et tellement adorable avec nous. On collabore avec eux et c'est géniale que nos produits soient exposé et on a des beaux futurs projet à venir" J'ai été surprise donc à ceux qui me lisent, vous trouverez en exclusivité en photo le prototype du bus en bas de mon article et laissez-moi vous dire que trois bus, dans un prototype des années soixante-dix, vont participer aux évènements de la Formule Un, au festival de la Fierté Gay et un autre dans la Petite-Italie. J'ai en face de moi, une personne passionnée qui me parle de cette belle aventure dont il est très fier de collaborer. Ce jeune entrepreneur aime les opportunités, ne compte pas ses heures et il aime la proximité qu'il a avec ses clients et les passionnés. C'est certain qu'être un chef d'entreprise donne lieu à des rencontres et des associations. C'est une aventure avec son lot de déception et de succès. On part de rien et avec le temps une idée qui a germé, devient une compagnie. Andrès est en arriver là. En le rencontrant, j'ai vu un passionné qui aime partager sa vision de l'entreprenariat. J'ai vraiment été admirative de la perception dont il a pour son métier. Certes, de dix heures à dix neuf  heures du lundi au vendredi, il est présent dans cet emplacement qui est placé dans un courant d'air selon le passage des métros. Porter un bonnet et se couvrir est indispensable chaque jour."Mais tu ne peux pas savoir quel plaisir que j'ai à être ici. C'est gratifiant pour une jeune compagnie comme la mienne d'avoir ses produits exposés et j'en tire une belle fierté"

 

Dans le métro de Montréal, nous ne voyons pas beaucoup de chefs d'entreprise comme Andrès. J'ai eu donc une belle opportunité grâce à son ouverture d'esprit de saisir une réflexion qui est celle-ci : 

-" Quelles sont les valeurs et la culture dans le fait de vouloir entreprendre ?"

 Je crois que l'imagination vous emmènera partout et qu'une idée d'entreprendre, c'est 1% de génie et 99% de transpiration. Nous sommes tous différent face à l'entreprenariat. Il faut juste une sacrée dose de confiance en soi et de croire en ses projets, peu importe s'ils sont fous ou banals. Quant à la réussite ; elle t'appartient. Faire les bons choix est l'option sinéquanone sans défaut à celui qui veut entreprendre. Pour conclure, je cite un grand nom, ce cher Monsieur Elliot qui dit "Seulement ceux qui prendront le risque d'aller trop loin découvriront jusqu'où on peut aller."

 

Monster Stuff https://monsterstuffcanada.com/

 

 

Le bus vintage où vous allez pouvoir acheter les produits de la S.T.M

HOPE LAURENCE HOPE

Métro Place d'Armes- quatorze heures trente.

Quand j'ai eu l'idée de créer ce blogue, j'étais loin de m'imaginer que le portrait de la prostitution serait représenté un jour dans l'un de mes articles. Il est certain que ce fléau qui a envahi les rues de Montréal dans certains quartiers de la ville est devenu un phénomène de société depuis que la série a fait tant parlé d'elle "La fugueuse" Certes le personnage que j'ai rencontré ne correspond pas aux clichés de la blonde, avec une candeur et une fraîcheur emprunt à la naïveté. C'est un autre visage dont nous n'avons pas l'habitude de voir dans nos médias. Les traits de cette femme n'ont rien à voir avec ceux de la jeune et jolie héroïne de cette fiction cité plus haut, les siens sont plus sombres. Ils sont marqués par un regard noir et soulignés par les stigmates de la drogue.

 Depuis quatre jours, je parcours le métro à la recherche d'un sujet. Je pensais qu'avoir des facilités sociales faisaient que je pouvais rentrer dans n'importe quelle bulle et espace de quiconque mais quelquefois ma réalité est tout autre. Depuis la création de ce blogue, je vois de nombreux visages et beaucoup de jolie histoire qui m'inspire au fil de mes déplacements dans notre cher Métro. Parfois nous nous ne rendons pas compte que de voyager dans un tunnel  comme notre réseau de transport montréalais change notre perception. Je vous observe souvent assise ou debout pour mieux vous dévisager afin de tenter d'alimenter mon blogue par vos histoires. J'ai donc, au fil de mes voyages, remarqué que nous nous enfermons dans une sorte de forteresse au sens figuré que propre et que notre regard devenait vide le temps d'un voyage ce qui rend l'exercice difficile pour capter un simple regard. Sauf pour cette histoire. J'ai rencontré Laurence en voulant lui céder ma place car cette femme n'était plus capable de se tenir debout. Une détresse sortait de son regard qui cherchait à attirer notre attention face à nos visages fermés. Ses yeux criaient ses mots "Regardez-moi! Regardez comment ma dépendance à la drogue me tue! Regardez ce que je suis obligé de faire, je me prostitue et je ne peux plus me tenir debout. Aidez-moi! Je n'ai plus la force à m'en sortir seule".

Toute une connexion! Effectivement au fil de notre conversation dans ce métro bondé de monde, j'ai appris que Laurence était originaire de Haïti et qu'un couple en mal d'enfant l'avait arraché à ses racines à l'âge de trois mois selon ses propres termes. C'est ce qui l'a amené à se rebeller contre ses parents adoptifs parce que le sentiment de l'abandon et le fait d'avoir été déraciné de son pays l'on conduite dans un foyer . Elle qui voulait être médecin dans sa petite enfance puis qui a été sauvé de la misère par son adoption l'a fait passé pour une enfant ingrate qui n'était pas reconnaissante de la chance d'avoir un meilleur avenir. Ces rancoeurs autour de son adoption ont fini par l'a couper de sa famille adoptive et l'ont amené vers un point de non retour. C'est dans ce lieu protégé dit foyer pour jeunes en difficultés qu'elle a commencé à fumer, sniffer et se piquer. Ceux pourquoi consommer a fini par tracer son chemin vers l'enfer dans lequel elle se trouve aujourd'hui. La dépendance aux drogues jusqu'à son proxénète qui l'attendait à deux stations de métro. Prise par son histoire je l'ai suivi et j'ai ainsi rencontré son homme de main qui l'a fourni en clients et en drogue dure en tout genre comme l'héroïne et le crack comme elle me l'a souligné en me montrant sa pipe dans sa main qu'elle serrait  inconsciemment car le manque commençait à se faire sentir. Elle avait soif et j'en ai profité pour m'asseoir avec elle sous le regard de son "proxédealer". Je lui ai demandé si je pouvais l'aider autrement que de lui payer une liqueur. Elle me répondit que "non" elle savait comment s'en sortir et si elle le voulait, elle savait qui appeler, en faisant allusion aux associations, qui sont sur le terrain afin de venir en aide aux femmes prise dans la prostitution. Mais qu'un jour elle le sait, elle trouvera le courage de s'en sortir. J'étais très médusé face à sa réponse mais elle a continué à ponctuer notre conversation par le mot espoir. L'espoir de s'en sortir de l'enfer de la drogue, de la prostitution qui a été marqué par de nombreux viols collectifs et par de la violence qui l'ont traumatisé comme elle me l'a mentionné. L'espoir d'avoir un meilleur avenir, l'espoir de vivre heureuse dans un futur proche. Ce mot "espoir" tellement cher à son coeur dont j'avais perdu le sens et la définition. J'avais beaucoup de mal à comprendre comment Laurence mesurait le poids de ce mot dans son parcours. En voici donc la définition tel écrit dans un dictionnaire.

" Fait d'espérer, d'attendre avec confiance la réalisation de quelque chose ; Espérance ; Sentiment qui porte à espérer. Personne où chose dans laquelle on n'espère. Personne qui ne présente toutes les qualités nécessaires pour réussir dans un domaine déterminé" 

Je pense que oui, Laurence mesure bien le sens de ce mot si je cite Norman Cousins qui dit que "L'espoir est la chose la plus importante de la vie. Elle procure aux êtres humains le sentiment d'avoir un but et leur donne l'énergie pour aller de l'avant."

Nous pouvons être pris dans les pires spirales de la vie, mais ce mot est un moteur qui nous maintient et peu importe la situation dans laquelle on se trouve. On avance un jour après l'autre. Laurence est en vie avec certes sa philosophie, elle reste néanmoins debout et porteuse d'un message fort qui nous rapelle que nous sommes des êtres qui se définissent dans les épreuves que nous traversons. Je ne peux que remercier cette femme qui m'a inspiré cet article et je ne peux que lui souhaiter dans un futur proche que ce mot la porte vers un avenir meilleur et ainsi guérir de sa dépendance pour consolider son âme torturé et réparer ses maux qui l'ont tant abîmés. Si j'avais un quelconque pouvoir qui pourrait lui faire changer de vie demain, je le ferais sans hésité, avec la prétention de le faire avec un seul claquement de doigt. Malheureusement je n'ai que le pouvoir de ma modeste plume, alors je ne peux qu'écrire par le biais d'un titre d'article aussi " franglais" que Hope Laurence Hope pour que nous ne l'oublions pas. 

 

Saint-Patrick "Globe Thérapie"

Métro Lionel Groulx - dix sept heures.

En ce dix-sept mars, j'étais très inspirée pour trouver le sujet de mon futur article. C'est un jour de fête nationale de l'autre côté de l'Atlantique. Dans notre chère ville, c'est plutôt une occasion de créer une ambiance festive en l'honneur de la Saint-Patrick. Si je me rappelle bien, le Royaume-Uni, l'Irlande et l'Australie ont une population celtes plus nombreuse que d'autres pays. Je me retrouve donc dans le métro, sur la ligne verte qui est de la même couleur que le trèfle qui symbolise cette fête. J'avais dans l'esprit de faire un article plutôt festif qui représentait bien la Saint-Patrick dans notre métro montréalais. Au gré des voyageurs qui portaient de grands chapeaux verts ou encore par des usagers éméchés par la bière, je finis donc, par croiser le regard d'un couple. J'ai été touchée par le fait que l'un de mon futur portrait posait délicatement sa tête sur l'épaule de sa partenaire. Un geste tendre et emprunt de délicatesse. Quand j'ai fini par les aborder, ce couple était en fait deux soeurs jumelles dizygotes, selon le vrai terme médical, mais dans des mots plus populaires c'était en fait de fausses jumelles qui sont originaires de Bretagne qui se trouve être un endroit, où l'on fête la Saint Patrick comme en Irlande. Dans cette région il y a la forêt de Brocéliande  qui est le berceau de la culture celtique, de part ses légendes et de ses contes. 

"Comment deux soeurs jumelles très fusionnelles se trouvent à Montréal?" Ikkio (porte un  bomber noir et jaune) et Sunwan sont deux globe-trotteuses de vingt et un an qui au fil de leur aventure et de leur voyage ont rencontré une amie montréalaise dans une ferme qui cultivait du cannabis en Californie. "D'accord, tout comme vous j'avais mille questions dont j'essayais de retrouver le fil". Un peu perdu dans mon entrevue qui nous a valu de continuer jusqu'au terminus soit jusqu'à Angrignon,  pour enfin terminer notre voyage au métro de l'Église. Ces deux jeunes filles aux prénoms originales ont été élevées par une maman marginale, décalée et aussi touchante quand leur père l'a quitté en pleine grossesse quand il a su que cette maman attendait ces deux bébés. Ikkio et Sunwan se sont adaptées à leur milieu familial, élevées par une mère monoparentale avec laquelle elles ont composé un tableau loin d'être classique puisqu'à la question dites au pluriel "Que vouliez-vous faire comme métier quand vous étiez enfant?" Sunwan voulait être médecin de salamandre et Ikkio rêvait d'être une chanteuse de rap. Je les écoutais me parler de leur enfance et c'est ainsi que je me suis rendu compte qu'elles n'ont pas été bercées par les contes de fée puisqu' aucun prince charmant venait émerveiller leurs doux rêves de petites filles. Ces partenaires de vie, de part leur gémellité fonctionnent à l'instinct et ceux depuis deux ans. Elles se sont échappées de la réalité au gré de leur voyage et la liste des pays visités est longue, la Californie, la Grèce, le Guatemala, le Nicaraga, la Colombie, le Costa-Rica, le Pérou, l'Equateur, la Bolivie, le Paraguay, le Brésil et le Mexique.

Des voyages tous financés par un travail qui consistait à découper des têtes de chanvres dans des conditions difficiles, sept jours sur sept et douze heures par jour. Dans leur périple, il y a eu des pertes de papiers, des accidents, des situations dangereuses, mais au final, leur expérience leur aura permis de créer des liens, de réfléchir sur leur avenir et de se placer professionnellement. Ces deux-là ont un lien indescriptible que je qualifierai d'incroyable. Cette relation gémellaire les a protégés face aux dangers que ces destinations peuvent causer grâce à un type d'instinct qu'elles seule peuvent comprendre. Elles ont tout de même parcouru l'Amérique du Sud sans tracas ou presque. Ainsi, de cette expérience le malheur s'est écarté de leur chemin de globe-trotteuses débrouillardes et autonomes. Demain leur voyage se termine. Elle rentre dans leur région natale. Maintenant elles ont  besoin de se ressourcer et de trouver des réponses face à leur identité. Ikkio veut affronter son père qui l'a abandonné. Elle veut enfin lui dire de vive-voix qu'elle lui a pardonné et de lui demander que signifie l'origine de son prénom qu'il avait choisi avant sa naissance. Sunwan, quant à elle veut faire ses demandes universitaires pour devenir anthropologue. Elle souhaite aussi se placer dans sa sexualité qui l'interroge à cause d'une femme qui l'a révélé autrement par une nuit chère à ses yeux. Oui, l'abandon de leur père les a abîmées et elles se sont confiées sans pudeur sur cet acte de lâcheté. Ce rejet a un réel impact dans leur vie quant à leurs relations avec les hommes . Elles se sont rendu compte que leur voyage était un moyen de fuir. Partir pour guérir et non pour subir était leur seule option. Elles peuvent rentrer maintenant, elles sont presque prêtes à affronter leur quotidien dans la petite ville du Finistère où elles vont tenter de se reconnecter avec leur vie d'avant. Même si le goût de s'échapper est encore fort pour Sunwan qui va sûrement repartir en voyage cet été en Europe en autostop.

Une citation dit "On peut voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver" de Jean Grenier ou encore: "Voyager, c'est grandir. C'est la grande aventure ; Celle qui laisse des traces dans l'âme" de Marc Thiercelin. Je pense que ces voyages autour du globe sont une thérapie pour ceux qui ont ce besoin de fuir. À vrai dire la raison ou bien le motif de ses voyages ; "Est-ce la fuite? Le goût du voyage?" En tout cas j'ai rencontré deux femmes extraordinaires qui ont partagé une belle histoire de vie. Des voyages ponctués par les maux du passé dont j'ai eu le privilège d'être le témoin. Ce fût un récit avec des expériences qui n'ont pas été facile pour elles, mais le voyage reste le plus beau moyen de fuir quand on ne veut pas faire face à sa réalité, mais au final l'essentiel est de se chercher ; s'écouter et de se trouver. Peu importe le nombre de kilomètres que nous mettons entre la réalité et le goût de s'évader. L'important est d'être en phase avec soi-même, l'essence d'être soi nous ramène toujours vers le chemin où la vie veut qu'on soit.

Le virtuose aux doigts torturés

Métro Guy Concordia- Minuit quinze.

 

 Quand l'envie de jouer au piano est plus forte que la raison. De peur d'incommoder ses voisins dans son petit habitat modeste, un pianiste qui adore jouer des airs de Chopin s'en va jouer dans ce métro pour la résonance que son instrument va porter, en quêtant au passage quelques pièces de monnaie pour arrondir des fins de mois difficiles. Alors des notes de musique s'enchaînent et jouent au fil de ses doigts atypiques qui glissent au fur et à mesure sur son clavier afin qu'une douce mélodie attire notre ouïe vers ce personnage qui joue dans une indifférence presque totale. Un portrait d'un usager se dessinait devant mes yeux en un musicien.

Jacques est un pianiste qui a commencé à jouer du piano à l'âge de vingt-trois ans. Ce virtuose est originaire de Saint-Georges de la Beauce. Il est parti étudier le piano à Trois-rivières. Deux auriculaires de tailles différentes dites petits doigts, le rend particulier. Cela ne l'a pas empêché de pratiquer son art qui le fascine. Au fil du temps des années qui passent, Montréal l'appelle pour étudier en Sémiologie. Ce futur professeur a eu une peine de coeur qui l'a brisé, puis ruiné psychologiquement et physiquement par ses grosses dettes dues à ses études sur le tard. Ce qui l'a amené un jour à se produire dans le métro. 

Voilà maintenant vingt ans que Jacques joue de toute son âme pour l'amour de la musique ; Le classique. Comme tout artiste, Jacques passe des auditions, dites les étoiles du métro. Une centaine de musiciens auditionnent sur le volet. Une première déception pour ce musicien qui est venu assombrir son rêve puis torturer cet artiste. Il a fini par auditionner pour jouer au métro Place des arts. Une station convoitée par plusieurs artistes précaires. Ce lieu est magique pour lui. C'est la reconnaissance ultime, mais elle s'est terminée comme la pire des expériences de sa vie de musicien. Il avait joué un classique, une fugue à quatre voix pour réussir son audition qui avait pour raison d'impressionner le jury pour ainsi montrer qu'il avait de la technique et le talent pour être un de ces privilégiés qui auraient la chance de se produire dans cette bouche de métro. Qu'elle ne fût pas sa déception. Sa note l'avait indigné, lui qui avait tant travaillé, de façon quasi acharné pour cette audition de trois minutes. Puisqu'il a décidé de ne pas se laisser abattre et de prendre cet échec comme un tremplin, c'est ce qui lui a permis de scellé son sort sous la forme d'une revanche. Comme il le dit "La loi trop peu, trop tard". Il aime pratiquer son art et même dans l'indifférence d'être autorisé ou non par les instances du métro. L'amour de se produire est plus fort que tout. La musique l'apaise et lui donne la force pour surmonter ce traumatisme qu'il a vécu à l'âge de dix ans. Un Viol, qui l'a tué de l'intérieur à tout jamais. Aujourd'hui cette adulte sage soigne son âme en s'évadant au gré des notes de musique, qui le calme et le rend plus fort pour affronter la solitude. Ce réflexe le protège des aléas de la vie qui l'ont rendu une pointe déconnecté de la réalité, ainsi la pratique de son art le rend vivant et le piano l'occupera jusqu'à la fin de sa vie, car la profondeur de cet art l'enfonce malgré lui dans un mutisme et une solitude.

 Ce réflexe le protège des aléas de la vie qui l'ont rendu une pointe déconnecté de la réalité, ainsi la pratique de son art le rend vivant et le piano l'occupera jusqu'à la fin de sa vie, car la profondeur de cet art l'enfonce malgré lui dans un mutisme et  dans une solitude. Celui de connaître et de pratiquer jusqu'à l'excellence qui l'isole d'une vie sociale qui le rend indifférent aux autres. Ses trois frères meurent les un après les autres. Il remonte dans son passé, une enfance modeste et campagnarde. Il me raconte qu'il était, le petit préféré de son grand-père qui lui a donné beaucoup d'affection. Sa fratrie nombreuse le jalousait, car que ce grand-père était fasciné par son petit-fils, de part pour son intelligence hors norme que ce dernier possédait. Jacques est surdoué. Il le sait. Cet autodidacte joue du piano avec des partitions de musique qu'il déchiffre avec une telle facilitée que cela en es déconcertant. Un seul sacrifice pour l'amour de son art se termine en un seul regret ; sa passion ne lui a pas donné un enfant et donc l'occasion pour lui d'être père. Il reste néanmoins au détour de ses confidences un homme pudique et nos échanges sont ponctués par des rires et tantôt par des larmes. Je suis fascinée par le récit de ses souvenirs qu'il me confie au détour de mélodie tantôt drôles, tantôt triste. Un drame l'habite toujours autant.

À l'âge de dix ans, ce viol qu'il a subi le change à tout jamais. Puis un jour il découvre des virtuoses comme Mozart et Chopin. Ses Virtuoses trouvent  grâce à ses yeux et lui donne envie d'apprendre le piano à la vingtaine passée. Personne ne peut égaler Mozart et même pas le Cat Steven de son adolescence. Il aime jouer dans le métro même si pendant les heures tardives, il se fait souvent chahuter par des jeunes qui touchent à son instrument de musique et  qui l'intimide par la même occasion. Mais il y'a toujours une âme charitable qui vient à son secours. Souvent ce sont des femmes au fort tempérament qui chassent ses "troubleurs" d'une soirée. Il est choyé par son public, toujours par un mot gentil, parfois par un salut ou par des cartes d'affaires posées délicatement sur son piano. Il aime son auditoire et pour rien au monde il changera sa façon de vivre. Il se place donc deux fois par semaine vers son piano qu'il pratique sans cesse car c'est la seule chose lui permet de se lever chaque matin, même si l'insomnie le plombe et le fatigue. Il occupe ses nuits en lisant quand il n'arrive pas dormir. Son esprit le torture toujours autant et le ramène toujours vers cette agression. La seule façon pour lui est de s'appaiser lui- même, ce sont par ses doux sons de son piano ou par un roman qu'il dévore pour ne pas sombrer dans les souvenirs de son viol qui a été terrible par la cruauté du geste de son agresseur. 

Il a réussi à survivre, mais il sera à jamais hanter par ce terrible souvenir. Pourtant au fil des années, Jacques a pardonné à son agresseur qui est décédé depuis bien longtemps. Il a essayé de comprendre son geste mais rien n'y fait. Il vit pour survivre c'est comme cela. Il accepte son destin et il compose sa vie à sa façon en cherchant les ressources dont il a besoin à travers Chopin, Mozart et Beethoven. Ce qui lui permet d'exprimer ses émotions qui l'a besoin de sortir sans paroles juste aux sons de son piano. Il me dit qu'à son époque, dans sa région reculé "On ne pouvait pas soigner mon traumatisme avec de la psychologie. On n'avait pas ces ressources, on devait faire avec. La musique sera ma thérapie jusqu'à ma mort."

On dit que"La musique chasse la haine chez ceux qui sont sans amour. Elle donne la paix à ceux qui sont sans repos, elle console ceux qui pleurent " Si je me fis à la citation de Pablo Casals, un violoncelliste qui a imprégné le siècle dernier par ce grand proverbe qui donne le ton à ses grands talents qui bercent notre culture musicale. Et puis que dire de la citation de Platon qui dit que " La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée". Je crois que la musique est une forme de thérapie qui soigne les maux de l'âme abîmée par un évènement traumatisant. Le destin occasionne des situations injustes et traumatisantes par une autre âme cruelle qui ne permet pas, à l'autre de fonctionner dans un schéma de vie classique. Un traumatisme douloureux qui a conduit Jacques vers un autre chemin, comme celui d'embellir nos métros. Les doux sons de son talent, sans chercher forcément à briller dans son art, mais seulement pour profiter de l'espace que son appartement ne peut pas offrir pour laisser sortir les notes de son piano dont il consacre une partie de sa vie pour échapper aux souvenirs de son traumatisme qui le hante toujours autant.

 

Karine et le Gène du Bonheur

Métro Lionel-Groulx- dix-huit heures.

 

 Ne cherchez pas le chemin du bonheur, car le bonheur, c'est le chemin. En tout cas c'est une façon plus philosophique de dire que le hasard a tracé une voie pour que je rencontre Karine. Une femme porteuse d'un gène dit du bonheur.Oui ! On va dire qu'aborder une personne comme cette femme ma contaminé. On dit que le bonheur est contagieux tout comme un sourire et par une ouverture d'esprit qui vont me marquer à tout jamais.

Karine a vingt-six ans et c'est une citadine de Montréal qui travaille dans un centre communautaire qui vient en aide aux personnes atteinte de déficience intellectuelle et aux personnes souffrant du spectre de l'autisme. Depuis l'âge de seize ans, cette jeune femme fait de l'humanitaire. Cet été, elle va au Benin, toujours dans l'optique d'aider la population. Oui, le Bénin est un des pays les plus pauvres d'Afrique et rencontre de nombreuses difficultés pour se développer. Rare sont les habitants qui ont accès à l'éducation et à l'eau potable. Cette intervenante sociale part prochainement aider une de ses amies qui est au pays depuis un an. Comment une femme comme Karine est habitée pour aider autrui ? Et ben aucun élément a déclenché sa carrière, rien, aucune épreuve l'a poussé dans cette voix. Cette femme s'est bâtie pour venir en aide aux gens. Rien ne la prédestinait dans l'humanitaire. Karine grandit dans une famille classique avec un frère, deux grands-mère très proche de leur petite-fille. 

Un père, une mère toujours ensemble et qui s'aiment toujours autant après autant d'années de mariage qui n'ont fait que les forger et les  rendre plus fort jour après jour. Une famille aimante et qui est très fière de son parcours. Ce petit mouton noir de la famille comme elle s'identifie parce qu'elle est à l'opposé par sa personnalité, son allure et ses besoins différents comparés aux autres membres de son clan familial. Et pourtant elle partage les mêmes valeurs qui font que sa famille reste très admirative face à ce petit bout de personnalité. Son premier voyage humanitaire ne l'a en rien changé. Il a juste façonné la future adulte qu'elle est devenue. Dans le sens où elle a changé sa façon de consommer, l'argent ne fait pas l'homme, c'est l'homme qui le fait. Quand on a côtoyé la misère dans le monde, on ne peut que soulever des questions existentielles.

"Ai-je besoin d'un téléphone ? Je me suis juste rendu compte de la chance que j'avais. D'être en bonne santé, d'avoir grandi dans une famille aimante. Avoir un frère que j'adore, de faire un métier que j'aime et d'être entouré d'amis qui sont extraordinaires. Je suis libre! Je change d'emploi quand je veux. Je n'ai pas de dette. Certes, je suis loin d'être riche. Les fins de mois sont difficiles. Je suis même à la limite d'être précaire, mais je suis en phase avec moi-même. Alors, mon approche de la vie est complétement différente. Je me contente de ce que j'ai et rien n'ébranle ma bonne humeur, ma joie de vivre. Je suis heureuse, je le montre et alors ? J'ai une chance, je ne la provoque pas, elle vient à moi parce que je suis choyé et reconnaissante de ce que la vie m'apporte, je donne à autrui alors donne au suivant."

 C'est certain que Karine a trouvé la recette du Bonheur. D'ailleurs, elle me partage quelques ingrédients. Donc il faut beaucoup confiance en soi. Donner à autrui . Et puis de l'amour, avec de vraies valeurs. Elle remercie ses parents et  ses des deux grands-mères qui lui ont tant donné par leur éducation. Ses voyages l'ont humainement parlant, ouverte et l'ont confortés dans l'idée qu'elle savait où elle s'en allait dans la vie. Karine pensait que depuis qu'elle était enfant que sa destinée était de venir en aide au plus démunis. D'ailleurs, elle se rappelle d'une anecdote quand elle était en primaire. À la question que veux tu être plus tard ? Sa réponse a été immédiate " Je veux être heureuse". Wow déjà enfant, Karine connaissait déjà le poids de ce mot. Toute une histoire. Et l'amour dans tout cela? Lui ai-je demandé. Cette question l'a perturbée. Puisqu'elle se définit comme indépendante et passionnée. Actuellement, elle fréquente un homme qui la questionne. Puisque c'est une femme avec une bonne éducation, cultivée et avec une belle personnalité tant physique que morale. Un jour elle va acheter un gâteau, et elle s'est surprise elle-même, car elle ne comprenait pas pourquoi elle a été attiré par le charmant caissier par un seul regard. Avec un seul article en main, elle décide de choisir la caisse du garcon qui l'attire  et elle patiente  de longue minutes derrière cette longue file d'attente. 

Et bien sachez-le, il était tout autant attiré par elle, que elle, par lui. Elle arrive enfin devant son coup de foudre pour qui lui répond, par un bonjour d'usage et qu'il la trouvait incroyablement belle.  Quelques mots sorti spontanément. Il était tout autant surpris d'avoir dit ce qu'il pensait tout bas. Karine  charmée par sa spontainité, écrit son nom et prénom sur sa facture pour qu'il la retrouve sur Facebook. Elle lui remet  et s'en va. Depuis ces deux êtres se voient, s'interrogent ensemble sur leur attirance mutuelle qu'ils ont l'un pour l'autre, car depuis elle pense que l'astrologie est peut-être aussi à l'origine de coup de foudre"On dirait que nous sommes compatibles et je ne peux que l'expliquer par l'astrologie, je suis verseau en onze et lui est verseau en neuf du mois de février. Va savoir, c'est aussi peut être une combinaison de chiffres. En tout cas, je suis bien avec lui et pour l'instant, je me sens porté par ces petits papillons que je ressens quand je suis avec lui. Tu sais la passion, cela peut être éphémère et j'ai besoin de ça, pour être attirée donc pour l'instant tout va bien entre lui et moi. Alors on continue"

 On dit que "Le Bonheur d'autrui est en nous et paraît plus ou moins grand que le nôtre et encore que le bonheur est parfois caché dans l'inconnu et qu'il n'y a pas de route vers le bonheur ou bien qu'il reste éphémère et que nous le gobons sans vraiment l'apprécié". Et si le bonheur était de se priver de toute forme de stress que l'argent et a réussite provoquent. Ou bien de se couper du regard des autres et de leur jugement. Il n'y a pas de formule magique qui existe. À vrai dire et si tu es l'acteur de ton bonheur et non le figurant, donc ton bonheur t'appartient. C'est certain que le gène du bonheur existe et que d'après certaines recherches, la génétique apporte une pierre à l'édifice à ce mot. Je pense, c'est que le bonheur se porte mieux qu'un manteau d'une grande marque. Le bonheur reste une valeur inestimable et que certaine population sont plus ou moins douées que d'autres pour le vivre. Alors, je garde la foi dans l'humanité et je crois que notre façon d'aborder le bonheur est une question d'interprétation. Voilà je termine par une citation de Bouddha pour conclure qui dit que " Le bonheur n'est pas une chose aisée. Il est très difficile de le trouver en nous, il est impossible de la trouver ailleurs." 

La fée des temps Modernes

 

Métro Jolicoeur- Treize heures.

 

  En cette  journée internationale de la femme, il était important que je trouve l'âme féminine qui allait inspirer cette article. Toute une mission sachant je suis une junior(e) dans le domaine du blogue. Je me mets donc à la quête de mon inspiratrice au métro Jolicoeur, vous me direz que je n'avais pas besoin d'aller la chercher dans une station de métro avec ce nom,  je ne pouvais que la trouver. J'avais donc pu qu'à croiser les doigts et prier qu'un joli-coeur se trouverait dans cette station.

 

Après une heure dépitée et assise sur un banc à regarder ses femmes de toutes origines et de tout horizon sociale, j'ai enfin eu un échange et j'ai eu le plaisir de me connecter avec Gabrielle. Une jeune fille au regard pétillant et aux traits de visage comprenant toute une palette et gamme d'émotions qui s'intensifiaient dès qu'elle se confiait sur son parcours. En effet cette princesse des temps modernes n'a pas eu une adolescence facile. Gabrielle qui a vingt ans aujourd'hui a le recul nécessaire pour me parler de son anxiété qui a débuté vers l'âge de treize ans. Une pression telle qui l'a plongé dans un tourbillon d'angoisse et de doutes. L'adolescence est un passage difficile pour devenir adulte. C'est une période ingrate où le corps d'un jeune fille change ainsi que ses idéaux. Un esprit se prépare aussi à devenir l'adulte de demain. La peur de l'échec serait donc à l'origine de ce mal étrange qui l'a touché.

 

J'ai aimé qu'elle me parle de ce trouble sans pudeur, cela montre que notre société change, et en effet c'est vrai, souffrir d'anxiété ne devrait pas être un taboo à partir du moment où nous sommes personne pour en juger. Quand je l'a questionne sur son enfance, c'est tout une sacrée bout de femme que je tient là. Elle avait des rêves plein la tête comme de trouver son prince charmant comme dans les contes de fée. Elle aspirait à devenir vétérinaire, soigner des animaux. Elle était entouré de sa grand-mère Cécile et de sa maman. Dans son noyau familiale, les femmes sont maternelles et protectrices. Gabrielle a forgé sa personnalité dans l'exemple de ce foyer.

J'ai écouté son histoire et elle m'a partagé beaucoup de ses passions qui sont la photographie et la danse. C'est ce qui lui a permis d'échapper de l'anxiété dont elle souffrait de façon intense comme modéré quelque heures par semaine afin de se constuire et de lutter contre ses angoisses et ses peurs. Aujourd'hui elle peut être fière d'elle, elle est étudiante et a un petit ami, Clovis qui est à ces cotés depuis 3 ans. Ce qui est surprenant c'est qu'elle a un but, elle veut aider les gens, c'est viscérale pour elle. Gabrielle se projette uniquement pour venir en aide aux personnes. Elle étudie dans ce sens. Elle a encore un peu de temps avant de se spécialiser. Elle se cherche encore mais elle le sait, son avenir est tracé, elle a une voie avec un but précis. Une future femme avec une carrière certes mais elle n'oublie pas qu'elle va se contruire tout en étant une future maman. Elle aimerait avoir deux enfants avec le même homme qui partage sa vie. C'est vrai qu'on n' oublie pas de devenir une femme et une mère accomplie. À vingt ans , on veut donner la vie et s'épanouir dans les rôles de maman, épouse, femme, amie, professionelle et j en passe. Une femme aspire à s'épanouir dans un foyer, dans un travail, dans une société. Pourquoi combattre en cette journée mondiale?  On nous cite dans le combat au féminisme des marthyres, des femmes qui ne sont plus dans ce monde ou des entrepreneuses connues, des sportives, actrices, politiciennes si je me fis aux articles dans la presse.

En tous cas Gabrielle est la future génération des femmes de demain et le combat que nos mères et nos grand-mères ont été méné pour qu'un jour le huit mars des prochaines années soit un avancement pour des millions de femmes au delà de nos frontières . Alors en quoi une jeune fille de 20 ans peut-elle livrer un message pour la journée mondiale de la femme? Tout simplement et dans la candeur de son âge c'est le témoin, la guarante des femmes qui prennent en main leur destin et s'accomplissent en tant qu'être humain du sexe opposé. -" Il n'y a pas d'obtention de droit sans lutte..." termine t'elle la conversation.

 

J'ai vraiment réalisé que j'étais une combative dans les droits de la femme, sans vraiment savoir pourquoi j'étais indignée de la condition de la femme en 2018. Evidemment que je ne suis pas dans le déni concernant certains tableaux horribles sur la condition féminine dans notre société. J'ai juste réalisé que j'ai eu vingt ans aussi, et que j'aspirais à autres chose en tant qu'être humain que de m'épanouir avant tout. J'avais oublié le sens de ce mot car il y'a vingt ans on brassait un autre tableau, on devait lutter pour que nos droits fondamentaux soient respectés. En rencontrant Gabrielle j'ai réalisé qu'un femme aspirait aussi à s'épanouir et peu importe les domaines, elle avait ce droit, et je souligne donc une jeune femme qui a tout d'une héroïne des temps modernes qui surffe sur les réseaux sociaux, photographie, danse, étudie et se prend en main pour soigner son anxiété. Elle évolue, se construit dans un futur et grandit en maturité. Je ne peux qu'être inspiré et livré un beau portrait.

 

Merci a toi Gabrielle, d'être cette fée des temps modernes qui m'a fait revenir à l'essentiel de la féminité qui nous différencie tant. Tu es magique par tes expressions et tu es une fille qui possède cette intelligence et tu ne peux qu'être un exemple dans notre société qui nous entoure par sa diversité. Montréal tu es magique par la richesse que tu me procures par ces rencontres. Je ne peux que conclure par une citation d'Audrey Hepburn. - "fais de ta vie un rêve et d'un réve une réalité". On ne doit pas perdre notre naïveté c'est grâce elle qu'on aspire une jour à devenir la femme qu'on veut être.